Dans le cadre de mes activités reliées au domaine de l’histoire et de la généalogie, j’ai eu l’occasion de prononcer plus de 350 conférences auprès de différents auditoires que ce soit au Québec ou en France.
Si votre société d’histoire ou de généalogie, votre bibliothèque municipale ou institutionnelle est à la recherche d’un conférencier pour animer ses rencontres, je suis disponible le jour ou en soirée pour entretenir vos membres ou vos abonnés sur plusieurs sujets qui touchent la généalogie et l’histoire. Les conférences se font avec une projection « Power Point » et sont d’une durées moyennes de 75 minutes.
Voici la liste des conférences proposées:
La généalogie, une science et un loisir (conférence proposée aux débutants en généalogie)
L’Immigration féminine en Nouvelle-France 1617-1760
Notaires en Nouvelle-France : Histoire et biographies
Charles Le Moyne, une famille d’exception en France et en Nouvelle-France (Nouveau)
Le notariat figure parmi les plus anciennes professions exercées en Nouvelle-France. Entre 1621 et 1763, les tabellions et les notaires sont essentiels au bon fonctionnement de la société. En 1634, Jacques de La Ville rédige le premier acte notarié connu. Depuis ce temps, 218 notaires se sont succédé au Canada jusqu’au Traité de Paris en 1763.
Un nouveau projet de recherche est lancé pour répertorier les quelque 280 notaires qui ont exercé au Canada entre 1763 et 1820. Cet projet proposera non seulement un historique du notariat au Canada sur une période de près de 60 ans, mais également une étude sociodémographique qui brossera un portrait des notaires à l’époque du Régime britannique. Une partie biographique présentera des notices des 280 notaires publics qui ont exercé au Canada. Chaque notice est suivie d’informations relatives à des références bibliographiques, à l’inventaire et à la fréquence des actes, aux lieux de résidence et au statut actuel des actes originaux et transcrits.
Un livre est prévu en 2026 aux Éditions du Septentrion. Il s’agit d’un outil de référence incontournable pour ceux qui s’intéressent à cette profession qui a traversé les siècles.
Ce livre paraîtra aux Éditions du Septentrion en 2026.
Un projet à long terme consiste à la réalisation d’une base de données sur tous les pionniers du Québec ancien arrivés au pays entre 1620 et 1825 puis jusqu’en 1850 pour les ressortissants d’origine française. La base de données, qui comprend quelque 14 500 individus est disponible gratuitement dans Internet sur le site d’Archiv-Histo. Elle présente des informations concernant l’origine, l’établissement, l’année d’arrivée au pays et leur métier lors de leur arrivée au Canada.
Le but principal de cette recherche est d’établir avec le plus de précision possible les appartenances aux différents groupes socio-professionnels existants au Québec avant 1825 qu’ils soit de religion catholique ou protestante.
Pour les fins de notre recherche, nous avons établi 12 groupes qui sont divisés en plusieurs sous-groupes afin de déterminer avec le plus d’exactitude possible l’occupation des migrants arrivés au Canada qu’ils soient boucher. forgeron, soldat, navigateur, manoeuvre, aubergiste, faux-sauniers, etc.
Voici la liste des groupes socio-professionels
Métiers de la terre
Artisans et gens de métier
Militaires
Marins et gens de mer
Petits métiers
Commerçants
Administrateurs et fonctionnaires
Professionnels et nobles
Prisonniers
Migrants
Migrantes
Religieux
Résultats fragmentaires concernant la Nouvelle-France (15-10-2018)
L’historien Jacques Mathieu a tenté une répartition socio-professionnelle des 10 000 pionniers de la Nouvelle-France en différentes catégories. Dans son ouvrage : La Nouvelle-France. Les Français en Amérique du Nord XVIe – XVIIIesiècles, il recense 3900 engagés, 3500 militaires, 1100 femmes dont 800 filles du roi, 1000 prisonniers et 500 volontaires.
Cette répartition apparaît bien fragmentaire selon nos propres recherches. Les 3900 engagés comprennent tous les migrants qui ne font pas partie des autres catégories, ce qui est exagéré car nous n’avons retracé les contrats d’engagement que pour 400 migrants. Le nombre de prisonniers semble trop élevé même si l’on tient compte des captifs anglo-américains, des faux-sauniers et des fils de famille. Les enfants arrivés avec leurs parents n’ont pas été comptabilisés par Mathieu. Seule la représentation des soldats semble réaliste.
L’analyse de 1 562 immigrants – dont le patronyme débute par les lettes A et B – établis par mariage en Nouvelle-France entre 1620 et 1765 permet d’établir des données très préliminaires des différents groupes socio-professionnels établis au Canada au cours du Régime français. Dans le tableau ci-dessous, les données sur l’ensemble des pionniers de la Nouvelle-France (extrapolation) sont basées sur une analyse de 20 % des 9 100 pionniers que nous avons recensés jusqu’à présent.
Selon notre étude sur les 1 562 migrants, 171 sont des engagés soit 11 % de l’ensemble des immigrants établis par mariage en Nouvelle-France. Il y aurait donc eu environ 950 engagés bien que les contrats d’engagement retracés en France en identifient quelques 410 parmi les migrants mariés. Sur les 267 migrantes, 115 sont des filles du roi.
On constate aussi que ce sont les militaires qui sont en plus grand nombre avec plus du tiers des migrants établis en Nouvelle-France. Sur 1 562 migrants, on dénombre 62 soldats du régiment de Carignan-Salières et de Tracy, 361 soldats des troupes de la Marine et 112 soldats des troupes de Terre.
L’analyse se poursuit avec tous les migrants de notre liste. Les résultats seront beaucoup plus précis au fur et à mesure de l‘avancement de notre recherche.
Remise des insignes d’officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France à Marcel Fournier par Hélène Le Gal, consule générale de France, lors d’une cérémonie officielle à l’hôtel de ville de Longueuil le 10 juin 2010.